Buttes-Chaumont-temple de la Sibylle
Sur le plan de Paris, à l'Est, on distingue une grande tache verte en forme de corne, le parc des Buttes-Chaumont. Avec ses 25ha, c'est l'un des plus grands espaces verts de la capitale. Fréquenté surtout par les habitants du quartier, il mérite pourtant d'être découvert. 

Ce joli parc, réinterprétation des parcs à l'anglaise, fut inauguré en 1867 par Napoléon III, à l'occasion d'une exposition universelle qui se tenait à Paris. Les travaux entrepris alors pour transformer un paysage lunaire voué à l'extraction du gypse, à l'équarrissage des chevaux et au traitement des boues domestiques furent titanesques. Il s'agissait de transformer, de réaménager la ville et en l'occurrence les quartiers de l'est parisien, populaires et délaissés. 

Aujourd'hui, rien, si ce n'est l'instabilité du sol et les travaux de consolidation, ne nous rappelle ce passé. Du haut du belvédère, la vue s'étend sur les toits de Paris, jusqu'au Sacré-Cœur. Au détour d'une courbe, les sentiers nous réservent la surprise d'un paysage alpestre ou d'un jardin japonisant, d'une cascade, d'une grotte, d'une île surmonté d'un petit temple circulaire, évocation du temple de Vesta à Tivoli.

À proximité du parc se trouve l'ancien village de Belleville.  Ancien lieu de détente où le vin était moins cher que dans la capitale -on était en dehors de l'octroi- où les guinguettes et les moulins étaient nombreux, il fut annexé en 1860 et partagé en deux arrondissements, le XIXème et le XXème. C'est ici que Léon Gaumont et surtout sa secrétaire, Alice Guy tournèrent les premiers films de ce qui allait devenir la société Gaumont.


Je vous propose donc de partir à la découverte de ce parc et de ses environs, de l'ancien village de Belleville, de sa petite place et de son église, 
Saint-Jean-Baptiste ainsi que des derniers vestiges témoins des débuts du cinéma dans la capitale.

dragon-Balcon de l`hôtel Chenizot le Saint-Louis